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HOMÈRE : Iliade
HOMÈRE : Odyssée

Homère (IX ou VIII siècle avant Jésus-Christ)

Index : Calypso ; Cyclope ; Charybde et Skylla ; Circé ; Epreuve de l'arc ; Hadès (Enfers) ; Lotophages ; Nausicaa ; Protée ; Sirènes

1) Accès direct à un chant de l'Odyssée (traduction de Leconte de Lisle) : Chant 1, Chant 2, Chant 3, Chant 4, Chant 5, Chant 6, Chant 7, Chant 8, Chant 9, Chant 10, Chant 11, Chant 12, Chant 13, Chant 14, Chant 15, Chant 16, Chant 17, Chant 18, Chant 19, Chant 20, Chant 21, Chant 22, Chant 23, Chant 24

2) Résumé de L'ODYSSÉE D'HOMÈRE (traduction de Leconte de Lisle)
Chant 1 ou Chant 1 : (nouveau : version juxtalinéaire avec lexique intégré) ou Chant 1 en PDF (nouveauté)

Pendant l'assemblée des dieux, Athéna plaide en faveur du retour d'Ulysse. Calypso le retient en effet depuis trop longtemps. Athéna se rend ensuite à Ithaque. Elle exhorte Télémaque, le fils d'Ulysse, à refouler les prétendants hors de chez lui. Elle lui conseille de partir rechercher des nouvelles de son père chez Nestor, puis chez Ménélas, le mari d'Hélène.

Chant 2 : ou Chant 2 bilingue (600 ko):

Au cours de l'assemblée qu'il a réunie, Télémaque exige sans succès que les prétendants s'en retournent chez eux. Il part ensuite à Pylos et à Sparte à l'insu de sa mère.

Chant 3 :

Télémaque et Athéna sont accueillis par Nestor. Ce dernier leur narre le retour des grecs et demande ensuite à son fils Pisistrate d'accompagner Télémaque à Sparte chez Ménélas.

Chant 4 :

Pisistrate et Télémaque sont très bien reçus par Ménélas. Ce dernier leur raconte son retour de Troie. En Egypte, grâce à la capture de Protée aux multiples formes, il a appris que son frère Agamemnon était mort et qu'Ulysse était retenu dans une île par la nymphe Calypso. Intervention d'Hélène.

Pendant ce temps-là, les prétendants préparent une embuscade pour se débarrasser de Télémaque. Pénélope rêve d'un fantôme qui lui annonce que son fils est vivant.

Chant 5 :

Zeus rassemble de nouveau les dieux. Hermès transmet à Calypso le message de Zeus : elle doit libérer Ulysse. Elle obéit. Mais Poséidon, irrité, détruit le radeau d'Ulysse.Ulysse réussit à atteindre une plage et tombe d'épuisement sur cette côte de Phéacie.

Chant 6 :

Nausicaa, la fille du roi Alkinoos, rêve. Dans ce songe, Athéna lui conseille d'aller laver son linge avec sa suite. Le bruit des jeunes filles réveille Ulysse. Ce dernier reçoit des vêtements et de la nourriture, et accompagne ensuite la fille du roi en ville.

Chant 7 :

Ulysse implore la reine Arété et lui raconte la manière dont il a obtenu les habits qu'il porte. Le roi l'accueille auprès de lui.

Chant 8 :

Le lendemain, le roi réunit l'assemblée. On apprête un navire pour le retour de l'étranger. Le roi organise des jeux. Le citharède Démodocos chante la captivité d'Aphrodite et d'Arès, puis l'épisode du cheval de bois et la prise de Troie. Ulysse pleure et cache sa tristesse. Alkinoos l'interroge sur les raisons de ses larmes et sur l'histoire de sa vie.

Chant 9 :

Ulysse commence à raconter son histoire. Après la chute de Troie, il combat les Kikones, échappe au territoire de l'oubli des Lotophages, et aveugle ensuite le cyclope Polyphème, provoquant ainsi l'ire de Poséidon.

Chant 10 :

Suite du récit d'Ulysse. Eole renvoie Ulysse et ses compagons chez eux. Mais l'équipage ouvre une outre donnée par Eole. Retour chez Eole qui les chasse. Les Lestrygons détruisent toute la flotte à l'exception du vaisseau d'Ulysse. Son navire aborde le territoire de Circé. Elle transforme les compagnons d'Ulysse en porcs. Ulysse, grâce à une plante donnée par Hermès, ne subit pas la métamorphose. Il oblige Circé à redonner forme humaine à ses compagnons. Elle lui conseille d'aller interroger dans l'Hadès le devin Tirésias.

Chant 11 :

Suite du récit d'Ulysse. Ulysse accède au territoire de l'Hadès. Il converse avec sa mère et avec ses anciens compagnons guerriers. Il parle avec le devin Tirésias qui lui donne des indications pour rentrer chez lui.

Chant 12 :

Suite du récit d'Ulysse. Ulysse part de l'Hadès et revient chez Circé. Il passe, attaché au mât du navire, auprès des Sirènes,  les oreilles de l'équipage sont obstruées par de  la cire. Il est ensuite confronté aux Pierres Planktes, puis à Charybde et Skylla. Mais, arrivés dans une île isolée, ses compagnons mangent les boeufs du Soleil. Ils partent, mais le navire est détruit, Ulysse, seul rescapé, arrive chez Calypso.

Chant 13 :

Les Phéaciens ramènent Ulysse dans son île natale avec de splendides présents. Poséidon, pour se venger, transforme leur navire en rocher. Athéna dissimule les cadeaux reçus et donne à Ulysse l'apparence d'un vieillard.

Chant 14 :

Ulysse est reçu par son porcher Eumée qui le le reconnaît pas. Conversation entre eux.

Chant 15 :

Télémaque, prévenu par un songe, rentre à Ithaque. Il passe par la maison de son porcher Eumée.

Chant 16 :

Télémaque reconnaît, grâce à l'intervention d'Athéna, son père. Ils discutent ensemble sur la meilleure façon de châtier les prétendants.

Chant 17 :

Télémaque et Ulysse rentrent en ville séparément. Ulysse se fait admettre comme mendiant au festin des prétendants.

Chant 18 :

Ulysse lutte avec un autre mendiant et réussit à le vaincre. Les prétendants offrent des cadeaux à Pénélope.

Chant 19 :

Avec l'aide de son fils, Ulysse dissimile les armes. Il est reconnu par sa nourrice Euryclée.

Chant 20 :

Conversation entre Ulysse et ses serviteurs restés fidèles. Les prétendants s'impatientent.

Chant 21 :

Epreuve de l'arc. Les prétendants essaient sans succès de bander l'arc d'Ulysse, Pénélope a promis de se marier avec celui qui y arriverait. Ulysse finit par recevoir l'arc et triomphe de l'épreuve.

Chant 22 :

Ulysse, avec l'aide de son fils et de ses serviteurs restés fidèles, tue l'ensemble des prétendants.

Chant 23 :

Pénélope, après le massacre des prétendants, éprouve Ulysse. Le lit commun, construit sur la racine d'un arbre, lui permet de le reconnaître. Ulysse lui narre brièvement ses aventures.

Chant 24 :

Les âmes des prétendants sont transportées par Hermès dans l'Hadès. Ulysse se réfugie chez son père Laërte. Les habitants d'Ithaque se révoltent contre la tuerie et tentent de se venger d'Ulysse; mais Athéna intervient pour décréter une trève.

Michaud, Louis-Gabriel, Biographie universelle ancienne et moderne (1843) 45 volumes (Tome 19).
HOMÈRE, le plus grand et peut-être le moins connu de tous les poètes. Après tant de siècles, tous les détails de sa vie sont encore un objet de doute, et son existence même est un problème. Les uns le font naître en Égypte, et lui donnent pour père Damagoras, et Echras pour mère : sa nourrice, fille d'Horus, prêtre d’Isis, est une prophétesse. II joue dans son lit avec neuf tourterelles, et les premiers accents de sa voix ressemblent au ramage de neuf espèces d'oiseaux. Les autres lui accordent une origine plus illustre encore ; mais tandis que ses partisans lui composent ces brillantes généalogies et le font descendre d'Apollon même en droite ligne, ses détracteurs ne voient en lui qu'un misérable, qui mendie de ville en ville ; un plagiaire, qui parcourt le monde pour rechercher les auteurs qui avaient écrit avant lui sur la guerre de Troie ; un esprit médiocre, facilement vaincu dans sa lutte poétique arec Hésiode, etc. La plus célèbre et la moins ridicule de ces histoires prétendues est celle que l'on a continué d'attribuer à Hérodote, malgré les doutes et les conjectures de plusieurs savants ; mais on a trouvé piquant, sans doute, que le père de l'histoire eût écrit la vie du père de la poésie, et 1es choses en sont restées là. Quoi qu'il en soit, puisque Strabon n'a pas dédaigné de se faire une autorité de ce roman historique, ni le savant Larcher de le traduire (voy. HÉRODOTE), nous croyons devoir en donner ici une analyse rapide. Un certain Ménalippe, Athénien d'origine, établi à Cumes, en Ionie, eut une fille nommée Crithéis, qui, après la mort de ses parents, passa sous la tutelle de Cléanax, ami de son père. Ce Cléanax abusa du dépôt qui lui était confié, et la grossesse de Crithéis s'étant manifestée, il la fit passer à Smyrne, où elle donna le jour à Homère, et fut réduite à filer de la laine pour subsister. Phémius, qui tenait à Smyrne une école très accréditée de belles-lettres et de musique, conçut de l'amour pour elle, l'épousa et adopta son enfant. Devenu orphelin, le jeune Homère succéda aux biens et à l'école de son père adoptif, et il s'acquit bientôt une grande réputation. Mais un patron de vaisseau, appelé Mentès, lui persuada de le suivre dans ses voyages. Homère, qui déjà méditait l’Iliade, et qui voulait acquérir par lui-même la connaissance des hommes et des lieux, ne laissa point échapper une si favorable occasion. Après avoir vu l'Italie et l'Espagne, il descendit à l'île d'Ithaque, où il apprit sur Ulysse beaucoup de particularités. Il voulut ensuite retourner à Smyrne, où il termina son Iliade. Mais la faveur publique l'avait abandonné. Il quitta de nouveau cette terre ingrate, et erra dans plusieurs villes de l'Asie Mineure, en récitant ses vers et en éprouvant tour a tour la bonne et la mauvaise fortune. Enfin il s'établit à Chio, où il ouvrit une école, acquit du bien, se maria, devint aveugle et père de deux filles. C'est dans cette retraite qu'il composa l’Odyssée ; mais ayant voulu passer en Grèce pour faire briller sa gloire sur un plus grand théâtre, il mourut dans la traversée, à l'île d'Ios, une des Sporades dont les habitants lui élevèrent un tombeau sur le bord de la mer. Si rien de tout cela n'est vrai, comme il est permis de le penser, rien du moins ne choque dans ce récit ; et si et n'est en effet qu'un roman, il a du moins un certain degré de vraisemblance. De toutes les villes qui se sont disputé le berceau d'Homère, Smyrne et Chio sont celles qui ont appuyé leurs prétentions des preuves les plus plausibles en apparence. Les citoyens de Chio se vantaient de posséder, dans la famille des Homérides, les descendants de ce poète illustre, et avaient frappé en son honneur une médaille qui représentait Homère et le fleuve Mélès sur les bords duquel on le disait né : de là le surnom de Mélésigène. Ce qu'il y a de plus probable, au milieu de tant d'opinions différentes, c'est qu'Homère avait vu le jour près de Smyrne, que sa vie fut errante, comme celle des poètes de son temps ; qu'il visita, dans de fréquents Voyages, les différentes villes grecques, composant des hymnes pour les fêtes des dieux, et récitant ses poèmes dansés assemblées religieuses et solennelles ; qu'il perdit la vue ; qu'il vécut pendant quelque temps à Chio, et qu'il mourut assez âgé dans la petite île d'Ios. Mais s'il fut réduit à l'indigence, et obligé même quelquefois de mendier un asile pendant sa vie, les Smyrnéens, Ptolémée Philopator et d'autres lui consacrèrent des temples après sa mort, et les Argiens lui rendirent des honneurs divins. L'époque où naquit ce grand poète n'est pas moins obscure. Si l'on en croit quelques écrivains grecs, il fut contemporain du siège de Troie, et avait vu par conséquent ce qu'il a chanté. D'autres placent sa naissance à une époque plus rapprochée de nous de quatre-vingts, de cent, et même de plus de trois cents ans. Velleius Paterculus, qui écrivait sur la fin du règne de Tibère, vers l'an 37 de J.-C., dit que neuf cent cinquante ans se sont écoulés depuis Homère jusqu'à lui. Pline et Juvénal, qui fleurirent sous Vespasien et Domitien, en comptent près de mille ; et Solin assigne avec une sorte d'assurance l'époque de la mort d'Homère, en la fixant à la soixante-douzième année qui suivit la prise de Troie. Dans ce conflit, ou plutôt dans ce chaos d'opinions diverses, le savant Larcher dont l'avis raisonné est une autorité en matière chronologique, établit un calcul en vertu duquel notre poète doit être né huit cent quatre-vingt-quatre ans avant notre ère ; et cette époque parait en effet plus conciliable avec les détails des arts brillants et somptueux d'un luxe très raffiné, qu'il nous retrace quelquefois, et qui semblent peu compatibles avec la grossièreté d'un siècle plus rapproché du temps de la guerre de Troie.